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Atlantis Ultima

 

Les Elfes 

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Histoire des Elfes

 

La communauté elfique est certainement la plus fière de toutes celles issues de mutations. Les elfes sont plus doués que la moyenne des habitants de la terre, l’estime qu’ils se portent entre congénères pourrait aboutir à terme à des regroupements d’Elfes à connotation fortement aristocratique. Cependant un elfe isolé place sa fierté ailleurs que dans la noblesse et ne rechigne jamais aux tâches ingrates. L’Elfe peut être un compagnon agréable et valeureux pour un voyageur peu complexé, mais la confiance qui habite ces êtres légers et fins peut facilement être prise pour de la condescendance, pour peu qu’en sus d’être sûrs d’eux ils aient souvent raison.

ElfeDes recherches intéressantes ont été menées pour établir les conséquences que pourraient entraîner leur vue perçante sur leur psychologie : Il s’est laissé dire que c’était là une des causes du complexe de supériorité que certains leur prêtent. On attribue aussi le fait qu’ils soient peu philosophes à l’habitude qu’ils ont de discerner les choses avec précision, au propre comme au figuré. Ils jouissent d’une vison dépouillée du monde, sans artifice, sans nuage et sans nimbe. Pour l’esprit elfique, une chose n’a souvent qu’un rôle unique, une place qui lui est offerte dans le monde et à laquelle on doit l’astreindre. La flèche de l’arc par exemple, a pour rôle principal, pour ne pas dire unique, de nourrir et non point de tuer. C’est le rôle qu’a tenu la première flèche crée sur terre, c’est à ce rôle qu’elle doit être confinée.

Mais l’esprit elfique, pacifique au départ ; presque shamanique, ou druidique, n’est bien entendu que peu partagé par l’ensemble des elfes. Il est aisé de se servir de ses facultés au dessus de la norme pour commettre entorses et larcins. Or, l’elfe qui vire du mauvais coté est si retord qu’il n’hésitera pas à s’afficher dans de sombres et inquiétants vêtements pour dévoiler avec la fierté qui le caractérise sa volonté de vivre en marge des lois. C’est avec cet handicap qu’il essaiera malgré tout de gagner la confiance de sa future victime, ce qui lorsque son entreprise réussi, et c’est souvent le cas, le satisfait deux fois plus, et devient d’autant plus humiliant pour sa cible.

Il semble qu’au départ les mutations d’elfes aient eu lieu dans les endroits sylvestres, c’est en tous cas ce que prétendent les tenants de la théorie environnementaliste sur les mutations dues au mithril atmosphérique. Mais il semble que la faculté d’adaptation des elfes en fait des citadins aussi convaincants que quiconque, un peu frustes dans les rapports sociaux peut être, ce qui leur donne un point commun avec les nains avec qui ils ont des relations un peu difficiles, notamment lors des prises de contact. Néanmoins les elfes tirent leur capacité à s’organiser habilement en société du fait qu’ils ne négligent rien : de la culture à la magie en passant par les activités physiques pour lesquelles leur adresse compense aisément leur faible constitution physique.

 

Une elfe parmi d'autres : Solwen

 

Oui, les femmes aussi savent tirer à l’arc, même les plus jolies, même celles que l’on a confinées à un rôle de muse pendant les plus belles années de leur vie.

C’est Rendall, un artiste-marchand des plus renommés de Mû qui m’a prise sous son aile alors que je n’avais que 16 ans Mais j’étais loin de me représenter à l’époque le trésor que j’incarnais pour lui comme pour ses finances. Issue d’une famille de paysans elfes, je ne savais rien du monde qui entourait ma province ; les champs, les bêtes, les jeux et les concours de tir, telle était ma vie et c’était une belle vie, âpre, dense et pleine de parfums et de chaleur.

Nos terres étaient fertiles, et surtout elles avaient été travaillées avec habileté. Mes parents s’y entendaient en culture, nos menus étaient aussi variés que les doux plaisirs de l’enfance d’une elfe intrépide comme moi. Les brigands qui nous ont dispersés étaient à leur manière aussi très habile. Ils avaient bien choisi leur cible, ces terres étaient très juteuses, en outre ils possédaient un excellent sens de l’organisation et une bonne coordination, je peux le mesurer aujourd’hui en ma qualité de militaire. C’était des humains, ils étaient nombreux et affamés, nous avions prévus d’élever des loups mutants apprivoisés pour répondre à ce genre d’attaque, mais ils étaient encore bébé et ils furent finalement victime de la cruauté de ces hommes.

Un carnage…

J’ai assisté à tout cela de l’extérieur, paralysée par l’horreur. Un massacre interminable, je ne dois ma survie qu’au simple fait d’avoir été chercher de l’eau à la rivière.

J’ai couru…

Tout était terminé, j’ai couru parce que je ne savais quoi faire d’autre, j’ai couru dans les bras de mon destin, un destin qui s’appelait Rendall McChan. Il m’a surprise en train de fouiller dans son chariot. Il m’a offert un repas, un lit douillet, et il m’a embarqué sur un bateau en direction de Mû. Un long voyage, en compagnie de gens très étranges…

Rendall était à la tête d’une troupe insolite dont il gérait les finances. Des musiciens, des jongleurs, des dresseurs et des magiciens illusionnistes en formait l’essentiel, à leurs temps perdus ils donnaient des représentations isolées, mais Rendall les avait mis ensemble pour qu’ils jouent le spectacle ambitieux qu’il avait monté, une sorte de pièce de théâtre dans laquelle le public participait en lançant des réparties improvisée ou en chantant avec les baladins, les magiciens agrémentaient le spectacle avec des sorts du plus bel effet, et le talent des acteurs était tel qu’ils pouvaient se permettre de changer l’histoire d’un numéro à l’autre sans que personne ne soit perturbé dans son jeu. Les spectateurs pouvaient donc revenir avec la certitude de voir un spectacle différent à partir d’un point de départ identique. Et des éléments aussi difficiles à contrôler que les animaux sauvages ou le public n’altéraient qu’à peine la sûreté des artistes. Mon « protecteur » était déjà très célèbre au moment où il m’a trouvée. Ce spectacle avait déjà des fidèles, et le bouche à oreille fonctionnait au delà de toute espérance.

Mû était le lieu de résidence de Rendall, la troupe y entrait pour préparer le nouveau numéro que leur patron venait d’écrire, un numéro qui allait connaître un immense succès.

Dans le navire qui fendait les flots vers l’île de l’Atlantide je pouvais observer les pèlerins qui allaient visiter les temples, les militaires de retour de permission ou de mission, les simples gens qui allaient chercher une vie nouvelle, pleins d’espoir, les mages qui allaient donner une conférence à l’université d’Atlantis ; ainsi que beaucoup de solitaires à la mine méfiante, hagarde, illuminée ou patibulaire selon les rictus, mais j’étais pareil à ces âmes isolées de l’harmonie universelle, j’étais loin de moi même, à la merci d’un autre.

Le concept qu’avait inventé Rendall, ainsi que son imagination, allaient donc faire merveille, et les finances de la troupe devenir considérable, la Compagnie Rendall allait devenir un groupe économique très influent sur Atlantis comme à l’extérieur. Et moi, j’étais devenue une sorte de symbole, le logo de l’entreprise, l’égérie, le symbole de sa réussite.

Je ne pouvais pas savoir que j’étais si belle, que chacune de mes apparitions publiques pouvaient servir un homme à ce point, je ne pouvais pas savoir que mon esprit robuste de paysanne pouvait tant faire preuve de finesse et de justesse, séduire de telle manière un public conquis. Je ne voyais rien de tout cela, j’étais avec mon sauveur et c’était tout. Mais son arrogance a fini par me mettre sur la voie, le succès a rendu insupportable l’homme d’affaire qu’il était devenu, et ses exigences envers moi m’ont fait prendre conscience de mon importance sociale.

Il me battait, cette période n’a pas duré longtemps, je l’ai tué d’un coup de dague à travers la gorge alors qu’il me molestait et me suis enfuie à R’lyeh.

L’image d’icône de la société Rendall qui me collait à la peau pourrait disparaître avec le temps à R’lyeh, ma réputation m’y avait évidemment précédé mais les préoccupations des R’lyehiens sont rarement frivoles et ils finiraient pas oublier, j’en étais sûre.

Et j’ai eu raison. Aujourd’hui c’est la combattante aguerrie qu’ils voient en moi, la meneuse d’homme impitoyable, archère émérite et stratège redoutable. Je suis heureuse au sein de cette armée toujours active mais jamais débordée.

Et le sombre ordonnateur sait qu’il n’a pas intérêt à se servir de moi à des fins personnelles à mon insu. Je suis Solwen de R’lyeh et c’est à R’lyeh que j’appartiens.