Lina

 

LINA - Déesse de la magie

Domaine : Occultisme, Philosophie, Verbe.
Surnom : L’érudite.
Symbole :

Un livre avec en couverture la première lettre d’un maximum d’alphabets existants.

Culte temporel :

Pas vraiment de culte, mais le parcours à accomplir pour devenir un magicien est en soi une véritable initiation dont l’aboutissement est souvent la découverte d’un sortilège encore inconnu afin que les civilisations puissent se rapprocher au maximum du savoir de Lina.

Effigie :

Lina est représentée le plus souvent nue (pour souligner sa fragilité) et peut être idéalisée ou non selon les goûts des esthètes des différentes civilisations.

Reliques connues :

Le Graal des magiciens est le dictionnaire universel de la magie, qui comprendrait tous les langages que Lina maîtrise, et toutes les notions que l’univers comprend.
Il existerait un grand nombre de volumes et un exemplaire se situe très certainement quelque part sur terre.

Prière :

Prière personnelle : donne 1 + N/3 à la MR des sorts pendant 23 + marge de réussite heures.
Prière sur aurtui : donne 1 + N/6 en runes + enchantement pendant 23 + (marge de réussite)/2 heures

 

Description

 

Parmi les dieux Lina est reconnue comme l’entité la plus intelligente. Son savoir est infini car derrière toute chose se cache une magie créée par elle. Pour maîtriser une des innombrables notions magiques il faut être capable de la situer dans l’abstrait, de la formuler dans la bonne langue, c’est à dire la langue la plus proche de l’essence de cette notion, et enfin de rallier l’abstrait à la matière par le verbe. Les magiciens sont donc des érudits très respectés, et mesurer leur savoir est un moyen fiable de connaître leur puissance.

Lina connait toute chose existante sous ces trois aspects : la notion abstraite, sa formulation et son pendant concret. La totalité du savoir magique que renferment les bibliothèques de la planète ne représente qu’une infime partie des connaissances de Lina.

Le rôle dévolu à Lina est cependant plus ingrat qu’il n’y paraît : les contraintes exercées sur les forces de la nature provoquent une tension fortement ressentie par la déesse. Si tous les magiciens de l’univers se concentraient en même temps pour jeter un sort, elle pourrait bien ne pas en réchapper. C’est pourquoi elle protège ce savoir si hermétiquement en multipliant et en mélangeant tous les langages .Car elle n’a pas le pouvoir d’élire les magiciens selon leur caractère et leur sagesse, si ce n’est qu’en augmentant la difficulté, elle exige une rigueur que l’on ne trouve parfois que dans la sagesse et la soumission.

Menacée, Lina n’a donc aucune raison de faire des largesses, c’est son sort qui importe en priorité, avant même celui de l’univers.

 

Races et classes privilégiées

 

Les mystics sont prédisposés intellectuellement à aller vers Lina, les humains le sont très souvent par orgueil, mais aussi grâce à l’habitude millénaire qu’ils ont de conserver et de collecter le savoir répandu dans le monde. Farfadets et elfes possèdent aussi une forte tradition occulte dans des domaines qui leurs sont propres.

Les géants, les nains, les orcs sont beaucoup moins portés sur la magie, mais dans toute civilisation se racontent des histoires avec des héros aux pouvoirs magiques qui peuvent faire naître des vocations et venir alimenter la légende.

 

Rapport avec les autres divinités

 

Lina à tendance à toiser les dieux avec indifférence. Lyrielle lui a donné un trop lourd fardeau pour qu’elle lui en soit reconnaissante. Lucco lui a pourtant permis d’étendre une érudition qu’elle souhaite toujours plus vaste. Bien entendu elle considère que les dieux maléfiques représentent une menace bien plus grande que les dieux bons. Mais elle craint la naïveté de ces derniers autant que le pouvoir des premiers. La seule déesse que l’on puisse considérer comme « mortelle » car elle peut être blessé autrement que par une attaque divine, ne s’en remet (sans doute à tort) qu’à son propre système de défense.

Cependant pour renforcer ce système elle a parfois su donner les clefs de pouvoirs magiques dont les notions concernaient directement celle du dieu familier à ce domaine. Qu’il soit bon ou mauvais.